Anecdote Québecoise
Par Kiwi le lundi, août 7 2006, 17:57 - Divers - Lien permanent
Le travail du réclamant consistait à descendre du toit d’un édifice de deux étages un surplus de briques qui était resté sur le toit.
QUESTION : Monsieur, auriez-vous l’amabilité de raconter les faits de l’accident ? Votre réponse est enregistrée.
RÉPONSE : J’pensais sauver du temps. J’ai fixé un madrier avec une poulie en haut de la batisse et j’ai passé une corde dans la poulie avec les deux bouttes qui descendent jusqu’a terre. J’ai attaché un baril vide au boutte de la corde, pis j’le monte en haut de la batisse. Ensuite j’attache l’aute boutte de la corde à un arbre. Là, j’monte sul toit, pis j’remplis le baril de briques. Ensuite, je r’tourne en bas pis j’viens pour détacher la corde pour faire descendre le crisse de baril, mais le tabarnac de baril est benque trop pesant pour moé et avant que je réalise quoi que ce soit, hostie, le baril me monte en l’air yenque d’une chotte. Là, chu trop haut pour lâcher la corde, j’ava pas le choix, j’ai tenu la corde en hostie. A moitié chemin, j’rencontre le crisse de baril qui descendait; j’en ai recu un calvaire de coup sur l’épaule; tabarnac que ca m’a fait mal…Mais cé pas toute; moé je continue à monter; Rendu en haut, j’me pette la tête sul câlisse de madrier, pis j’me prends les doigts dans l’hostie de poulie… J’pensa parde connaissance. Quand l’baril touche à terre, le fond pette pis l’baril se vide. Asteur, ciboire,chu plus pesant que l’baril ; ca fa qu’hostie là j’descends en tabarnac; pis à moitié chemin en descendant, j’rencontre encore le crisse de tabarnac de baril qui, lui, montait. Y m’a pas manqué l’calisse, y m’a pogné drettes’une jambe; chu v’nu blême. Rendu en bas, j’mécrase sul calisse de tas de briques… J’pensa mourir là. Rendu là, j’me rappelle pu grand chose; chu tout étourdi, ca fa que j’lâche la crisse de corde, pis l’baril se met à r’descendre, pis me calisse un coup s’a tête; pis j’me r’trouve à l’hopîtal. C’est pour cà que j’demande un congé de maladie.
SERVICE TECHNIQUE DES IMMEUBLES
22 OCTOBRE 1975
ECOLE POLYTECHNIQUE
Commentaires
Joual est le nom donné à un sociolecte français de la classe ouvrière québécoise. On dit que cette désignation a été créée par le journaliste André Laurendeau mais c'est une erreur. On trouve en fait déjà ce terme dans les années 1930 et antérieurement un peu partout au Canada francophone. Le mot joual provient de cheval prononcé dans la langue en question. Le joual est donc une variante du français québécois usuel, incluant de nombreux mots anglais francisés, de formation "créole" comme l'ancien français venait du bas latin mélangé avec le francique et le germanique du Wisigoth ou Goth de l'Ouest.
J'annonce désormais que le parlé Kiwi s'appelera le chwal, de la prononciation de cheval dans la langue en question.
a,y si tu l'as pas entendu dire un de ses fameux sti ou un tabarnaque bien placé tu as manqué quelque chose jte dit
c'est de toute beauté.
bon de retour chez mes parent pour un tit 4 jour ensuite escapade avec kiwi et ses amis avant son triste départ
bon j'y vais a+++
Pis qui te permet de raconter mes projets avant qu'ils apparaissent sur le blog ?