Mot clé - Etats-Unis

Fil des billets - Fil des commentaires

lundi, juin 19 2006

Rando internationale

Vous vous en doutez, ce n'est pas aujourd'hui que je suis allé en Patagonie ou au Népal. Quand je dis "internationale" il s'agit bien sur du Canada et des Etats-Unis. Mais l'originalité est ailleurs !
Je n'ai pas fait un peu de rando au Canada et un peu aux USA, non, on devrait plutôt dire un pied au Canada (Québec) et l'autre aux US (Maine) ! Reprenons depuis le début, je vous sens perdus.

Lundi, mail envoyé au club plein air : Recherche personnes motivés pour rando d'un jour ou deux cette fin de semaine. Vous vous en doutez, je réponds immédiatement !

Vendredi :
18h : Les choses se sont oragnisées. Nous sommes 5, un chauffeur, une voiture, on attends juste la confirmation définitive de Marie-Andrée qui a pris l'organisation de tout cela à sa charge.
21h : Toujours pas de nouvelles... ça craint cette histoire. Je me résigne, la mort dans l'âme, à faire le party avec mes colocs.

Samedi :
1h : Je m'explose l'orteil sur un meuble, ça m'apprendra à marcher pieds nus. Problème, c'est celui que je me suis cassé l'an dernier, et la bière aidant, je me rends pas compte de suite que je saigne gros.
2h : Toujours pas de nouvelles, je me couche. Optimiste, je mets quand même le réveil à 7h au cas où j'aurais un mail matinal.
7h : Rien
Bon cette fois j'abandonne, dodo ! Après tout, vu mon état (de fatigue, d'ébriété et d'orteil), ce n'est pas plus mal
12h : J'envoie quand même un mail à Marie-Andrée, savoir si tout est annulé ou s'il y a juste eu un problème de comm avec moi... et lui propose de nous rattraper le lendemain !
22h : Après de longues discussions, on arrive à se mettre d'accord. On est 3 à être intéressés. Il faut juste louer une voiture. Ce dont nous ne pourrons être surs que le lendemain matin, à l'ouverture des agences. Ahhhh, j'adore l'imprévu !!!

Dimanche :
8h00 : J'appelle ViaRoute. Oui, ils ont des voitures économiques disponibles !
8h02 : J'appelle Marie-Andrée : "C'est bon, on peut y aller, j'arrive dans 1h !"
8h05 : Je saute dans les rollers pour récupérer la voiture à l'autre bout de la ville. Pas de bus le dimanche à cette heure là !
8h25 : Arrivée à l'adresse indiquée, pas de loueur.
8h30 : J'appelle le loueur d'une cabine, il viennent de changer d'adresse. Heureusement ce n'est pas très loin.
8h35 : Enfin j'ai trouvé l'agence !
8h40 : J'ai vraiment forcé sur les rollers et il a beau être très tôt le matin, il fait au moins 20°C sous abri. Je me sens super mal, je veux pas le montrer au loueur, il faudrait pas qu'il me refuse la location... Je trouve la clim comme excuse pour aller un peu prendre l'air. Je limite malaise, limite vomi... Compréhensif, il m'offre un verre d'eau. Ca va mieux !
8h50 : Après quelques explications me voici au volant d'une belle Toyota Yarris 2006 toute automatique.
9h00 : Je passe chercher Julien et mes affaires.
9h30 : On embarque Marie-Andrée et nous voilà enfin partis !!!

On va abandonner le style rapport d'activités hein, c'était juste pour donner une idée de l'excitation du dimanche matin. Voyons ce que donne le mode Topo-Guide de Randonnée.

Après un peu plus d'une heure de route vous arriverez au petit mais bien nommé village-au-milieu-de-nulle-part de Notre-Dame des Bois. Contrairement à ce que vous pensez, ce n'est pas fini ! Encore 15km de route... avant de tourner à droite pour 6kms de piste (genre Metal Road de Nouvelle-Zélande, que de souvenirs). Au bout de la piste, il est impératif de s'inscrire (5$ par véhicule) pour entrer dans le parc du Mont Gosford. Cela permet de s'assurer que tout le monde revient bien de sa journée de rando. De là, reprenez une nouvelle fois la voiture pour 6km de route forestière. C'est là que vous vous direz que la Yarris n'était peut-être pas le véhicule le plus approprié pour un tel trip.
Enfin vous pourrez descendre de voiture, presque une heure plus tard que ce que vous auriez espéré.
Le sentier débute par la montée du Mont Gosford. 4,5km plutôt tranquilles, en sous bois. Attention cependant aux nombreuses parties de sentier qui ont récemment changé. Les directions ne sont pas évidentes. Quelques 2h plus tard vous atteindrez le sommet et son perchoir de bois offrant une magnifique vue à 360°C sur la région de Mégantic au Québec et les Etats-Unis. Bref, beaucoup de forêt dans votre champ de vision !



Au sommet du Mont Gosford
Voir le panoramique

Après la pause déjeuner le sentier prend la direction de la frontière. Ca monte et ça descend pas mal, soyez prévenus. Cela reste cependant très accessible sauf s'il fait extrêment chaud (genre 30°C sous abri...). Les passages découverts sont alors très éprouvants.
Vous arriverez à la frontière auprès d'une des bornes qui la jalonnent. Pour qu'elle puisse être visible par satellite, la frontière est défrichée sur 10m de large. Impresionnant, mais pas très pratique pour randonner. Les débis ne sont pas ramassés, cachant parfois les marques. Ce n'est vraiment pas la partie la plus agréable. Heureusement, la vue du Cap Frontière sur l'état du Maine vous consolera.


Cap Frontière

La fin du sentier est plus tranquille. Plutôt ombragée et en descente, cela passe assez vite. Vous pourrez vous y arrêter à de nombreux endroits pour vous rafraîchir auprès des ruisseaux. Attention cependant aux mouches, prêtes à tout pour vous ruiner les jambes (une cinquantaine de traces rouges au bas mot...).
Retour à la voiture par en redescendant une partie de l'ascension du Mont Gosford, fatigués, mais très certainement enchantés par cette belle journée que vous aurez passée !

Statistiques :
Longueur : 17 kilomètres
Dénivelé positif : > 1000 mètres
Durée indicative : 6 heures
Coût : 25$ tout compris (location, essence, passage, carte) à 3 depuis Sherbrooke
Volume d'eau a prévoir : plus de 2,5L par grosses chaleurs !
Retour à Sherbrooke : pas avant 20h30 !


On peut difficilement faire plus près des Etats-Unis


Vous vous en doutez, j'ai adoré !  L'excitation de l'imprévu, de l'organisation au dernier moment, le plein air, le soleil (presque trop mais je me plaindrai pas d'un des premiers dimanches sans pluie), un bon défi physique, 2 compagnons de route très agréables ... la totale pour une journée plus que réussie !!!

mardi, avril 18 2006

Les américain(e)s

Parlons un peu des américain(e)s ! Oui, oui, ceux là même que les français n'aiment pas !
Nous reviendrons surement dans un autre post sur leur patriotisme et le point de vue des français mais voici déjà quelques constatations.
Déjà, il n'y a pas 1 américain !!! Les Etats-Unis sont extrêmement vastes et séparés en états ayant leur propres règles. Il faut donc bien différencier les cowboys yankees du Sud et le Nord avec ses grandes villes mi-business, mi-ghetto (pour caricaturer bien sur).
Les américains avec qui j'ai pu discuter étaient très sympathiques, très ouverts et très accueillants malgré que je sois français ! Seul bémol : quand ils sont au travail ! Que ce soit les guichetiers, les douaniers, les bureaux de renseignement, ... les contacts que j'ai eu avec des américains au travail ont tous été très froids ! Surement leur mentalité de productivité et d'efficacité qui fait ce contraste entre leur sympathie en général et leur manque d'affabilité au travail.
Les américaines maintenant !
Là aussi il y a deux américaines ! Certes l'obésité est plus présente qu'en France et beaucoup souffrent du bas prix des hot-dogs. Mais il faut voir celles qui courent à Central Park ! Une autre partie de la population, surtout parmi les jeunes est hyper sportive notamment de par le sport universtaire et là... pas d'obésité.

samedi, avril 15 2006

L'esprit sécuritaire américain

Quand je dis américain, il s'agit bien cette fois des Etats-Unis uniquement !
Sécuritaire est un mot trop faible je pense pour exprimer la réalité... ils sont devenus parano je pense ! C'est sur qu'après le 11 septembre il y a de quoi se méfier mais bon...
Ca commence à la frontière, j'ai la chance d'avoir un passeport à lecture optique délivré avant 2005 (ce qui fait déjà beaucoup de conditions) et donc de ne pas avoir besoin de visa pour entrer aux Etats-Unis. Cependant, arrivé à la frontière en bus avec une grande majorité de canadiens qui eux sont globalement les bienvenus, on me met à part et on me demande de remplir un formulaire... je m'exécute. Une fois cela fait, entretien avec le douanier... quelques questions directes, autoritaires, voire agressives mais bon, passons. Alors qu'il était prêt à me mettre ce maudit tampon, il voit que je n'ai pas mis d'adresse sur le formulaire, il me sort que cela est absolument obligatoire ! Je dois donc lui expliquer que je voyage en auberge de jeunesse et que je compte trouver mon logement sur place... Après 1 min d'hésitation, de relecture de mon passeport et une réflexion du genre "vous allez a Washington sans même savoir où dormir, c'est complétement débile", il me tamponne enfin mon passeport, ouf ! Enfin aussi après m'avoir fait payer des frais de dossier mais bon, restons-en à leur autorité !
Deuxième expérience à New York. La ville de la criminalité parait-il ! Je n'ai jamais vu autant d'agents des force de l'ordre au mètre carré que dans cette ville, hallucinant ! Chaque quartier a sa propre police, en plus des polices locales et fédérales.
Plus généralement, où que ce soit, un touriste moyen doit être fouillé au moins 2 fois par jour ! J'ai du l'être à l'entrée de chaque musée, du Ferry pour la Statue de la Liberté, ... On demande à chaque fois d'ouvrir son sac, de vider ses poches, d'enlever sa ceinture... et de passer dans un portique détecteur de métaux ! Rien que ça.
Mais bon, le must reste Washington... une voiture de police à chaque coin de rue dans le quartier des bâtiments officiels, moteur en marche !
L'apothéose : en rentrant de ma promenade nocturne dans Washington, je passe devant la Maison Blanche, et d'un seul coup le véhicule qui était garé devant démarre et s'approche d'un vieux qui prenait des photos. Un agent en civil en sort, certainement FBI, CIA ou protection rapprochée de Mister Bush, lunettes de soleil sur le front (23h environ), démarche de cow-boy, s'approche du vieux et lui demande de voir les photos qu'il venait de prendre, avant de le laisser repartir, apparement satisfait de son intervention !


Cliquez sur la photo pour la voir
en plus grand dans l'album ...
et admirer l'arsenal des
gardes-côtes qui nous ont
escorté jusqu'à la Statue !

vendredi, avril 14 2006

Les villes américaines

La première caractéristique des villes américaines (au sens large, d'Amérique du Nord dirons nous) est leur jeunesse ! Le premier plan de New York remonte à 1625, les premiers habitants de Toronto à 1750... bref ce n'est pas Paris dont on trouve des traces en 250 avant JC !

Ici les plans des centres-villes ont été décidés avant la construction ce qui donne lieu à des rues entièrement perpendiculaires et horizontales formant une sorte de grille.
Certes cela n'a pas le charme des petites rues pavées tortueuses de certaines vieilles villes françaises mais c'est bien pratique ! Prenons l'exemple du 'borough' de Manhattan à New York : les voies horizontales sont des rues, numérotées du Sud au Nord, celles horizontales sont des avenues, numérotées d'Est en Ouest si je ne me trompe pas ! Seules quelques rues qui n'entrent pas dans ce schéma portent des noms, comme Broadway qui traverse toute l'île en travers. Ainsi, tout peut être localisé par le croisement d'une rue et d'une avenue. C'est la façon d'indiquer une destination à un chauffeur de taxi, c'est comme cela que sont nommées les stations de métro (qui ne portent généralement pas de nom attribué), ...
Seul inconvénient, si on ne connait pas la ville il vaut mieux toujours avoir une boussole sur soi, où alors les américains naissent avec boussole intégrée ! Parce qu'à chaque carrefour on différencie les deux parties d'une rue par leurs directions géographiques, pareil dans le métro où au moment de choisir la direction dans laquelle prendre la rame on ne donne pas le terminus mais la direction : Northbound, Southbound, Eastside, Westside ! Sens de l'orientation recommandé !
De la même manière, à Washington, ce sont des chiffres et des lettres qui différencient l'orientation des rues.
Et puis finalement, l'impression à New York de marcher au fond d'immenses canyons plutôt que de rues a son charme aussi... d'un autre genre !

Enfin, ça fait peut-être un peu carré comme système mais moi, en tant que pauvre touriste perdu dans ces grandes villes, ça me plaît bien !!

               Carte de Manhattan

mardi, avril 11 2006

New York, Neeew Yoooork !


Album Photo
Pas encore bien remis de la veille je mets un peu plus de temps à me réveiller cette fois ! Mais je ne dois pas traîner non plus, une grosse journée m'attends une nouvelle fois, et puis c'est la dernière, il faut en profiter ! Aujourd'hui ce sera la visite du Midtown, la partie centrale de Manhattan. Je commence par le célèbre Central Park. 5 kilomètres de long, 800 mètres de large, des centaines de sentier balisés, plusieurs plans d'eau, ... au milieu on entend même presque plus la ville et à certains endroits on se croirait en pleine forêt ! Encore un endroit très agréable ! Je le traverse du Nord au Sud, de nouveau jusque Times Square, là ou j'ai arrêté ma remontée la veille.

J'ai alors le choix entre le Metropolitan Museum of Art et la visite des Nations Unies... J'ai rien contre l'art mais bon... c'est parti pour les Nations Unies. Comme pour tous les musées depuis que je suis aux USA j'ai le droit au déshabillement et au portique détecteur de métaux mais cette fois c'est légitime puisqu'il s'agit de passer une sorte de frontière. Les batîments des Nations Unies ne sont en effet pas à New York ni même aux Etats Unis mais en zone internationale, gardée par sa propre police. Le hall présente une superbe exposition photographique sur les droits de l'homme. J'y fais la connaissance de quelques New Yorkaises (au moins 14 ans ! ...) puis passe à la visite guidée : Salle du Conseil de Sécurité, Salle d'Assemblée Générale... la non plus ça ne laisse pas indifférent !

Il faut alors déjà rentrer à l'auberge récupérer mon sac avant de prendre le bus. Je passe de nouveau par Central Park, Eastside ! Alors que je m'étais arrêté prendre une photo des phoques pour montrer à Marine et Vaness qu'il n'y en a pas qu'à Boulogne j'entame la conversation avec une petite vieille, qui une nouvelle fois me vante les mérites de sa ville ! Très sympathique :)

Je fini enfin par prendre le métro de l'auberge au terminal des bus, sans me tromper ni même demandé mon chemin cette fois, la classe ! J'écoule mes derniers dollars dans un dernier hotdog et c'en est fini de New York, déjà... j'y serais bien resté plus longtemps finalement ! Comme quoi, les préjugés...

- page 1 de 2