lundi, août 14 2006
Par Kiwi le lundi, août 14 2006, 05:29 - On the road again
Me revoilà ! Après une grosse, que dis-je, une énoOorme fin de semaine ! Si je vous dis que je suis vraiment en train de devenir sportif ? Il faut que je vous raconte tout ça.
Vendredi : Echauffement
Après une longue journée de travail pour boucler tout ce qu'il faut avant mon départ arrive enfin 17h. Je n'étais pas moins heureux qu'un prisonnier à qui on aurait dit "vous êtes libre". Enfin... la dernière fin de semaine... Malgré le programme chargé des 2 jours suivants, impossible de rester en place. J'ai envie de roller !!! Malheureusement, encore une fois, la météo n'est pas au rendez-vous. Vent et prévisions d'orages calment quelque peu mes ardeurs. Après quelques hésitations je finis par me lancer, on verra bien.
J'enchaîne les tours du Lac des Nations. 1, 2, 3... aucun signe de fatigue, la forme aujourd'hui, 4, 5, 6... record, je n'avais jamais atteint que 5 en allant au bout de mes forces, 7, 8... Mais alors que je m'étais fixé un objectif de 40kms et, il faut le dire, que j'allais battre le record du monde de Sherbrooke de moi quand même, l'orage qui se faisait menaçant depuis un moment ne m'a pas laissé terminer mon 8ème tour... J'ai tout juste eu le temps de me ruer sur la chaussée glissante sous un abri de bus. Retour à la maison en bus, 30kms au compteur, dommage.
Samedi : Accomplissement
Vendredi n'était qu'un petit échauffement. Les choses sérieuses commencent samedi. Au programme, le Sentier des Crêtes du Mont Orford avec Anne-Hélène. Celui que j'ai déjà fait oui... mais sous le soleil cette fois ! Départ de l'appart en bus à 8h. Puis re-bus... et bus ! Arrivée au pied du mont : 11h30, déjà fatigué par les trajets. C'est parti pour l'ascension de la principale difficulté de la journée comme disent les commentateurs du Tour de France ! Le Mont Orford, 540m de positif. La vue au sommet en vaut la peine. Enfin... enfin je suis au sommet de cette montagne qui me nargue chaque jour depuis Sherbrooke, enfin j'y suis par beau temps, enfin je découvre les Cantons de l'Est de ce point de vue. Un véritable accomplissement.

Mont-Orford à gauche, les Appalaches aux Etats-Unis à l'horizon
Ca c'était pour la partie touristique. On ne va pas s'arrêter en si bon chemin, on enchaîne sur le Sentier des Crêtes. Mont Alfred Desrochers, Pic du Lynx, Pic de l'Ours, Pic de la Roche Fendue. Les panoramas s'enchaînent au même rythme. Un tout petit peu trop nuageux pour être parfaits, mais malgré tout de toute bôôôtée !
7 heures, 16kms Une tellement belle promenade que j'en oublierai même les inévitables gouttes de pluie que nous avons reçues...
Retour de nouveau en bus-bus-bus pour une arrivée un peu après 8h à la maison, juste le temps de regarder les photos et de préparer le sac pour le lendemain !

Panorama depuis le Sentier des Crêtes
Dimanche : Apothéose
Organisation de dernière minute oblige, 8h, j'appelle Via Route : Ah non, désolé, on a plus de voiture compacte, tout ce que j'ai ce sont des grosses voitures, à 72 au lieu de 55$. Soit, hors de question que je reste chez moi... ok ! Je me demande bien ce qu'il vont me trouver. Un VTT (4x4), un van familial ?! J'arrive sur place, on me dit que finalement une intermédiaire vient de rentrer. Ohh dommage, je me voyais déjà bien faire le papa. C'est une Ford Focus. Ahhh voyons donc, à défaut de faire le papa, je ferais le papi ! Hé bien ça m'apprendra à avoir des préjugés, la voici :
Je fais les présentations !? Alors lecteur, voici Focus. Focus a été immatriculée le 1er août 2006, c'est une petite nouvelle. Une nouvelle avec intérieur cuir crème, toit ouvrant électrique, vitres électriques avant arrière, fermeture centralisée et verrouillage automatique, autoradio MP3 commandes au volant, climatisation, -- Edit: j'oubliais sièges chauffants, rétroviseurs autodégivrants -- ... et mon préféré : régulateur de vitesse ! Alors déjà que la conduite automatique ne requiert qu'une main et une jambe... j'ai découvert la conduite à une main. Délire ! Bien sur tout cela avec un moteur puissant et sobre. La grande classe mondiale.

360° d'un observatoire du Parc de la Gorge
Bon je suis quand même pas là pour parler de voiture. Donc, si j'ai loué une voiture, c'est pour aller à Coaticook (nouveau conflit de prononciation avec ma coloc, dites le comme vous le sentez) avec Julie. Coaticook c'est tout d'abord le Parc de la Gorge... de Coaticook (comme de par hasard). Une belle petite promenade aménagée et commentée, des points de vue 360°, ... mais l'attrait principal est sans aucun doute le pont suspendu. Le plus long du monde héhé. Il ne faut pas s'attendre à un pont de corde aux planches disjointes, c'est du bon gros pont industriel mais ça reste sympa. Une agréable ballade. On reprend ensuite la voiture (coool) pour se rendre à Baldwin Mills, commune de Coaticook, au parc Baldwin. J'y avais repéré une montagne pas très connue mais apparement intéressante : le Mont Pinacle. Elle s'est avérée plus qu'intéressante. La montée tout d'abord, facile et plaisante, en sous-bois, au milieu d'une érablière. Le sommet ensuite, parsemé de belvédères rocheux offrant des vues exceptionelles sur les petit et grand lacs Lyster et les Appalaches aux Etats-Unis comme ligne d'horizon. Quand en plus un grimpeur émérite se retrouve au milieu d'une des falaises pour parfaire la photo... merveilleux ! C'est probablement la plus belle vue de tout mon séjour au Québec et je recommanderai le détour à tout visiteur en Estrie.

D'un des belvédères du Mont Pinacle
Mais la journée ne s'arrête pas là. On repart vers le nord cette fois. Direction Lac Brome / Knowltown, petit village classé parmi les plus beaux du Québec, au bord du lac. Certes le village est joli, surtout par ses riches propriétés. Car le centre touristique se résume à une rue... de 200 mètres ! Allez, 2 rues pour être sympa. Entièrement anglophone en plus. Lot de consolation, le Café Floral petit resto sympa et pas cher du tout. Mais vraiment pas la peine de faire le détour par ce village, au contraire de ce qui vous diront certains guides touristiques.
Fin de cette folle fin de semaine sur une plage du Lac Brome, coucher de soleil sur les canards... et crème glacée au Dairy Queen... fatigué ! 30 kms de roller, pas moins à pied, la traversée de la moitié des Cantons de l'Est en voiture, des vues magnifiques... de nouveaux souvenirs plein la tête. J'en aurais profité jusqu'au bout.
J'aurais aussi fait du sport jusqu'au bout ici. Incroyable non ? Promis j'arrête en rentrant en France 
Plus que 2 jours de stage, normalement un à Montréal et c'en est fini du Québec. Il ne me restera plus que quelques jours en Ontario et je serai de retour au pays du fromage !
A bientôt,
Kiwi, sportouriste

Coucher de soleil sur le Lac Brome
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Citation du jour :Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux.
Marcel Proust
lundi, juillet 24 2006
Par Kiwi le lundi, juillet 24 2006, 19:31 - On the road again
Qui ici a déjà fait du Canot-Camping ? Qui parmi ceux-là est prêt à en refaire ? Pour ceux qui n'ont pas la chance (où qui l'ont justement, dépend des points de vue) de connaître les sensations que ça apporte, voici quelques éléments de réponse...
Ca commence la veille du départ, par la préparation, les courses, la cuisine (faire cuire le riz pour la salade), la location du matériel nécessaire, de la voiture... avec tout ça il faut quand même se coucher tôt car le lendemain départ à 2h30, afin d'arriver à l'ouverture du parc et s'assurer d'avoir un canot et un camping (deux choses généralement primordiales pour faire du caont-camping).
Nous voilà donc samedi, 3h, je passe chercher Bérangère et Anne-Hélène qui reviennent à peine d'un repas chez leur patron, et on met les voiles vers le Nord, direction le Parc National de la Mauricie. Petit détour pour aller chercher Julie à Acton Vale, second petit détour pour avoir pris l'autoroute dans le mauvais sens à Drummond (je me ferai jamais à la signalisation Québecoise...), pause photo ensuite pour admirer le lever de soleil au bout de la route... et nous arrivons à l'entrée du parc à 6h30, une demie-heure avant l'ouverture. Timing parfait.
Finalement il n'y a pas tant de monde que ce que nous redoutions, on aurait presque pu dormir un peu plus mais nous avons trouvé un autre avantage à entrer les premiers dans le parc. Pas seulement le fait de ne pas avoir à attendre pour la location. Le must : la recontre avec une maman orignal et son petit au milieu de la route, le petit s'offrant même une belle course à nos cotés. Un porc-épic aussi au passage, même si c'est un peu moins exceptionnel.
9h, nous montons dans les canots. Les bidons étanches ne semblent pas à la mode ici, impossible d'en louer, pas d'autre choix que de laisser les sacs tels quels dans les canots, il va falloir faire attention ! Les filles ne sont pas très expérimentées en canoë mais tout se passe bien, on glisse tranquillement au milieu de l'immense lac Wapizagonke. Première mésaventure, on rate l'entrée du portage le long de la rive, il faut rebrousser chemin. Mais bon, quelques centaines de mètres de canot en plus n'étaient que pur plaisir comparé à ce qui nous attendait alors.
Qu'est-ce qui pouvait bien nous attendre ? Non, ni un ours, ni un accident... simplement un portage. LE portage ! 2,8 kilomètres de montée. Ce qu'on pourrait appeler de la petite montagne, pour comparer à la haute et la moyenne montagne. 2,8 de sentier en forêt. A la base ce n'est pas grand chose. Mais avec 20 litres d'eau, une 20aine de kilos de nourriture et de matériel et 2 canots de 30 kilos, les choses se compliquent ! D'autant plus lorsqu'on découvre que les filles ne parviennent pas à transporter les canots. Une seule solution alors, je porte les canots, les filles le reste et nous ferons le nombre d'aller-retours nécessaires... J'avançais donc par petits paliers un canot sur les épaules après l'autre, tantôt avec le sac à dos en plus, tantôt sans, pendant que les filles montaient tout notre stock. 3h30 pour faire les 2,8 km... indescriptible !
Bon je précise aussi je vous passe les "détails", comme les millions (non je n'exagère pas) de moustiques qui ne nous lachaient pas, l'impossiblité de les chasser avec les mains pleines, l'inefficacité des produits répulsifs, ... Que du bonheur !
Heureusement, c'en était fini pour la journée. Des portages du moins. Il nous a alors suffit de quelques coups de pagaie et quelques nouveaux détours pour arriver à notre campement (pas malin de ne pas indiquer les îles sur la carte quand elles sont presques aussi grande que les lacs). Avec tout ça nous étions déjà rendus à 18h, 16h que nous étions réveillés pour la plupart, et des efforts physiques au délà des capacités qu'on imaginait ! Dernière mission de la journée, ne pas s'endormir avant le coucher de soleil. Car malgré le ciel plus que nuageux qui nous a suivi toute la journée, nous avons eu le droit à un magnifique coucher de soleil, bien mérité... ouf !
Le sommeil a malheureusemet été moins lourd que prévu, la faute de la pluie incessante ! Chaque fois que je me réveillais je déprimais à l'idée de démonter les tentes sous la pluie et au souvenir de la météo que j'ai eu depuis mon arrivée... La pluie s'est enfin arrêtée à 7h, laissant la plupart de nos affaires détrempées. M'enfin... on ne rentiendra que le fait qu'elle se soit arrêtée !
Nos sacs de nourritures sont toujours en haut au support auquel je les avais accrochés la veille (au coût des dernières cellules musculaires de bras qu'il me restait de la journée), pas de trace d'animal... c'est pas cette fois qu'on verra un ours 
Le temps de manger, ranger et nous revoilà sur l'eau dès 8h. C'est que le programme de la journée est chargé. un bon bout de canot pour commencer. Les bras commencent à être raides de la veille. "Petit" portage de 600m ensuite, toujours autant de moustiques, et de moins en moins de force physique ! On remonte à bord pour un mini lac... et re-portage. 1,3km de descente bien rude. Là j'ai commencé à douter de mes capacités à aller au bout... je n'ai jamais été aussi heureux que lorsque j'ai aperçu le lac en bas de la dernière côte !! Allez luia !
Nous sommes alors allés manger à bout du lac Wapizagonke, d'où part un sentier vers les chutes du Lac Wabber. Un sentier pas mal plus long que prévu, mais quelle récompense au final... des chutes de toute bôôôtée ! C'était vraiment LA récompense de la fin de semaine. Une baignade dans des chutes absolument magnifiques. Seul regret : impossible de rester sous les chutes tellement mes épaules sont douloureuses !!!

La fin du séjour est un peu plus classique, retour aux canots et au point de départ, passage par un petit canal où la moindre erreur de jugement bloque le canot en travers, plutôt fun ! ...
Arrivée à 17h, dans les temps. Au retour à la civilisation nous sommes offert un arrêt chez Pizza Delight et ses desserts hors du commun... presque à donner envie de ne plus jamais aller en forêt. Nan je rigole, vous me connaissez !!
Finalement nous aurons passé 34h dans le parc. C'est dingue ce qu'on peut faire en 34h !!! Rencontre avec un parc naturel, sa flore et sa faune : orignaux, porc-épic, écureuils, canards ... mais aussi activités physiques au délà du réel : 25 kms de canot, 10 kms de portage et 12 kms de marche ... plein de rencontres avec d'autres aventuriers sympas ...
Maudit, que j'ai aimé cette fin de semaine !!!
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Les photos très bientôt, ça vaut le coup d'oeil !
mercredi, juin 28 2006
Par Kiwi le mercredi, juin 28 2006, 17:57 - Live from Sherbrooke
Randonnée est un bien grand mot.
Juste une petite promenade en forêt, après un pique-nique au sommet du Mont-Bellevue, et sa belle vue du crépuscule sur la ville. Juste une petite promenade en forêt, par une fin de soirée sans lune. Sans lune mais pas sans lumière. Car nous ne sommes pas seuls. Chaque clairière est baignée des flashs de centaines de vers luisants formant un ballet magique et féérique. Simplement merveilleux.
Comme quoi mon bonheur se contente vraiment de peu.
lundi, juin 19 2006
Par Kiwi le lundi, juin 19 2006, 05:25 - Live from Sherbrooke
Vous vous en doutez, ce n'est pas aujourd'hui que je suis allé en Patagonie ou au Népal. Quand je dis "internationale" il s'agit bien sur du Canada et des Etats-Unis. Mais l'originalité est ailleurs !
Je n'ai pas fait un peu de rando au Canada et un peu aux USA, non, on devrait plutôt dire un pied au Canada (Québec) et l'autre aux US (Maine) ! Reprenons depuis le début, je vous sens perdus.
Lundi, mail envoyé au club plein air : Recherche personnes motivés pour rando d'un jour ou deux cette fin de semaine. Vous vous en doutez, je réponds immédiatement !
Vendredi :
18h : Les choses se sont oragnisées. Nous sommes 5, un chauffeur, une voiture, on attends juste la confirmation définitive de Marie-Andrée qui a pris l'organisation de tout cela à sa charge.
21h : Toujours pas de nouvelles... ça craint cette histoire. Je me résigne, la mort dans l'âme, à faire le party avec mes colocs.
Samedi :
1h : Je m'explose l'orteil sur un meuble, ça m'apprendra à marcher pieds nus. Problème, c'est celui que je me suis cassé l'an dernier, et la bière aidant, je me rends pas compte de suite que je saigne gros.
2h : Toujours pas de nouvelles, je me couche. Optimiste, je mets quand même le réveil à 7h au cas où j'aurais un mail matinal.
7h : Rien
Bon cette fois j'abandonne, dodo ! Après tout, vu mon état (de fatigue, d'ébriété et d'orteil), ce n'est pas plus mal
12h : J'envoie quand même un mail à Marie-Andrée, savoir si tout est annulé ou s'il y a juste eu un problème de comm avec moi... et lui propose de nous rattraper le lendemain !
22h : Après de longues discussions, on arrive à se mettre d'accord. On est 3 à être intéressés. Il faut juste louer une voiture. Ce dont nous ne pourrons être surs que le lendemain matin, à l'ouverture des agences. Ahhhh, j'adore l'imprévu !!!
Dimanche :
8h00 : J'appelle ViaRoute. Oui, ils ont des voitures économiques disponibles !
8h02 : J'appelle Marie-Andrée : "C'est bon, on peut y aller, j'arrive dans 1h !"
8h05 : Je saute dans les rollers pour récupérer la voiture à l'autre bout de la ville. Pas de bus le dimanche à cette heure là !
8h25 : Arrivée à l'adresse indiquée, pas de loueur.
8h30 : J'appelle le loueur d'une cabine, il viennent de changer d'adresse. Heureusement ce n'est pas très loin.
8h35 : Enfin j'ai trouvé l'agence !
8h40 : J'ai vraiment forcé sur les rollers et il a beau être très tôt le matin, il fait au moins 20°C sous abri. Je me sens super mal, je veux pas le montrer au loueur, il faudrait pas qu'il me refuse la location... Je trouve la clim comme excuse pour aller un peu prendre l'air. Je limite malaise, limite vomi... Compréhensif, il m'offre un verre d'eau. Ca va mieux !
8h50 : Après quelques explications me voici au volant d'une belle Toyota Yarris 2006 toute automatique.
9h00 : Je passe chercher Julien et mes affaires.
9h30 : On embarque Marie-Andrée et nous voilà enfin partis !!!
On va abandonner le style rapport d'activités hein, c'était juste pour donner une idée de l'excitation du dimanche matin. Voyons ce que donne le mode Topo-Guide de Randonnée.
Après un peu plus d'une heure de route vous arriverez au petit mais bien nommé village-au-milieu-de-nulle-part de Notre-Dame des Bois. Contrairement à ce que vous pensez, ce n'est pas fini ! Encore 15km de route... avant de tourner à droite pour 6kms de piste (genre Metal Road de Nouvelle-Zélande, que de souvenirs). Au bout de la piste, il est impératif de s'inscrire (5$ par véhicule) pour entrer dans le parc du Mont Gosford. Cela permet de s'assurer que tout le monde revient bien de sa journée de rando. De là, reprenez une nouvelle fois la voiture pour 6km de route forestière. C'est là que vous vous direz que la Yarris n'était peut-être pas le véhicule le plus approprié pour un tel trip.
Enfin vous pourrez descendre de voiture, presque une heure plus tard que ce que vous auriez espéré.
Le sentier débute par la montée du Mont Gosford. 4,5km plutôt tranquilles, en sous bois. Attention cependant aux nombreuses parties de sentier qui ont récemment changé. Les directions ne sont pas évidentes. Quelques 2h plus tard vous atteindrez le sommet et son perchoir de bois offrant une magnifique vue à 360°C sur la région de Mégantic au Québec et les Etats-Unis. Bref, beaucoup de forêt dans votre champ de vision !
Après la pause déjeuner le sentier prend la direction de la frontière. Ca monte et ça descend pas mal, soyez prévenus. Cela reste cependant très accessible sauf s'il fait extrêment chaud (genre 30°C sous abri...). Les passages découverts sont alors très éprouvants.
Vous arriverez à la frontière auprès d'une des bornes qui la jalonnent. Pour qu'elle puisse être visible par satellite, la frontière est défrichée sur 10m de large. Impresionnant, mais pas très pratique pour randonner. Les débis ne sont pas ramassés, cachant parfois les marques. Ce n'est vraiment pas la partie la plus agréable. Heureusement, la vue du Cap Frontière sur l'état du Maine vous consolera.
Cap Frontière
La fin du sentier est plus tranquille. Plutôt ombragée et en descente, cela passe assez vite. Vous pourrez vous y arrêter à de nombreux endroits pour vous rafraîchir auprès des ruisseaux. Attention cependant aux mouches, prêtes à tout pour vous ruiner les jambes (une cinquantaine de traces rouges au bas mot...).
Retour à la voiture par en redescendant une partie de l'ascension du Mont Gosford, fatigués, mais très certainement enchantés par cette belle journée que vous aurez passée !
Statistiques :
Longueur : 17 kilomètres
Dénivelé positif : > 1000 mètres
Durée indicative : 6 heures
Coût : 25$ tout compris (location, essence, passage, carte) à 3 depuis Sherbrooke
Volume d'eau a prévoir : plus de 2,5L par grosses chaleurs !
Retour à Sherbrooke : pas avant 20h30 !
On peut difficilement faire plus près des Etats-Unis
Vous vous en doutez, j'ai adoré ! L'excitation de l'imprévu, de l'organisation au dernier moment, le plein air, le soleil (presque trop mais je me plaindrai pas d'un des premiers dimanches sans pluie), un bon défi physique, 2 compagnons de route très agréables ... la totale pour une journée plus que réussie !!! 
dimanche, juin 4 2006
Par Kiwi le dimanche, juin 4 2006, 03:57 - Live from Sherbrooke

Oui le Mont Orford (prononcer avec un bel accent américain : euffeuwd), cette fameuse montagne qui me nargue où que je sois à Sherbrooke et que je n'avais pu aller défier il y a 2 semaines à cause de la pluie...
Hier j'envoie un mail à la recherche de personnes intéressées pour une rando cette fin de semaine. Jean-Philippe et Simon, colocataires, m'annoncent qu'ils sont partant, quelque part en Estrie mais sous réserve de la météo. En effet, comme d'habitude, les prévisions avaient changé au dernier moment et la probabilité de pluie pour samedi était passée à 60%.
Réveil donc ce matin à 7h30 ... il pleut. J'appelle JP, ils sont toujours motivés malgré tout ! Une heure plus tard ils passent me chercher et nous prenons la direction du Sentier des Crêtes.
Début de la rando à 10h, sous la pluie. Nous montons directement au sommet du Mont Orford par la voie la plus directe, sous le télésiège (enfin, l'originale remontée mécanique faite d'un mélange de sièges et de cabines type oeufs pour être précis). Pas le temps d'arriver en haut que nous sommes déjà dans les nuages. A gauche, notre vue ... à droite, la vue qu'on aurait pu avoir.
M'enfin, tant pis, on fera sans la vue pour aujourd'hui.
Nous enchaînons ensuite le Mont Alfred Desrochers, Pic du Lynx, Pic de l'Ours et un dernier dont je ne me souviens plus le nom. La météo aurait pu annoncer 200% de chance de pluie qu'ils auraient été plus près de la vérité. Ca n'arrête pas une seconde. On pourrait appeler ça de la randonnée sur flaque, ou sur ruisseau... voire même à gué de temps à autre ! Je me serais cru revenu 15 ans en arrière à patauger dans la boue. Bien sur, toujours aucun panorama, mais le sentier est vraiment agréable et la forêt a des couleurs magnifiques sous la pluie.
La faune semble assez limitée, nous rencontrons quand même une grenouille et de nouveau un porc-épic sur le chemin du retour (un porc-épic bien plus fashion que celui de la dernière fois, il s'était décoloré le bout des pics en blanc, grande classe).
Retour à la voiture bien dégueulassés et complétement trempés après 6h de marche, et une quinzaine de kilomètres (je ne sais pas si on aurait été plus trempés en sortant d'une piscine).
Seul bémol de la journée, arrivé chez moi, je découvre 1cm d'eau au fond du sac...le portefeuille est dans un état lamentable, le portable buggué, seul l'appareil photo s'en tire pas trop mal. Résultat j'ai des tampons sur toutes les pages de mon passeport presque ! Le peu que j'avais ont tous déteint. Il est actuellement sur mon lit, une feuille d'essuie-tout entre chaque page pour tenter un ultime sauvetage... Pour info, le permis de conduire français supporte très mal aussi la pluie. Mention coup de coeur pour les billets canadiens, plutôt performants de ce point de vue !
Fallait bien que quelquechose aille mal... mais sur, j'y retournerai, sous le soleil !!!
La fin de soirée n'a pas été bien plus calme. Entre la lessive pour les affaires de rando et pour avoir quelques boxers propres, les courses suite à une irrésistible et inexplicable envie de crêpes (ça me prend de temps en temps), la préparation des crêpes, la dégustation des crêpes, et les fraises à la crème en dessert... j'ai mangé comme un roi ! J'adore leur principe "ça périme demain donc on vend moins cher" ou alors "il y a une fraise moisie dans la boite donc on vend pour rien" !!
Faudra aussi que je range tout mon portefeuille suite à la grande opération séchage des papiers... mais bon on verra taleur hein !
-- Nb : edit de fin soirée --
Il semblerait que mon téléphone soit mort. Ou du moins griévement blessé et handicapé à vie.
La ligne de touches du bas (*, 0, #) se comporte comme celle du haut (1, 2, 3) ... 
Le problème c'est que celle du haut n'a pas changé donc pas possible de se dire c'est pas grave il suffit de savoir que c'est inversé (comme les flèches de mon PC lol).
Bref j'attends que ça sèche un peu plus pour arriver à une conclusion définitive mais j'y crois pas trop...
-- Nb : edit de landemain midi --
La touche 0 est revenue ! 5 minutes... et ça recommence comme avant. Dièse n'a elle fonctionné qu'une fois. Etoile à l'air de s'être remise.
C'était le dernier bulletin de santé de mon téléphone en phase terminale. A suivre...